Dossier – Les Pieds Bandés

Pendant cinq ans, Li Kunwu a dessiné sa vie, une vie qui commence en 1955 pour se poursuivre sur le papier quelques cinquante-cinq ans et trois tomes plus tard. Elle laisse derrière elle un témoignage impressionnant sur l’histoire d’un homme, soldat-dessinateur de Mao, qui a traversé tout ou presque de l’histoire récente de la République populaire de Chine. Avec son complice et ami Philippe Ôtier, co-scénariste, ils signent un document unique – « Une Vie Chinoise » – sur les coulisses de la propagande du parti et ces années rouges encore méconnues de la jeune génération.
Son nouvel ouvrage, « Les pieds bandés », dont le trait torturé esquisse toute la difficulté du récit, offre un regard acéré sur cette terrible pratique qui marqua dans leurs chairs des millions de femmes chinoises. La chute de la dernière dynastie sonna peu à peu son déclin. Mais, à la périphérie de l’empire, dans la province du Yunnan dont est originaire Li Kunwu, certains villages continuèrent à bander les pieds des fillettes jusque dans les années 30…
Les petits pieds des femmes chinoises

Préambule historique
A l’époque des Tang (618-907), l’histoire de Chine s’internationalise. Chang’an devient une ville cosmopolite au croisement des routes de la soie. De nombreux marchands étrangers s’installent dans la capitale et déploient fastes et splendeurs devant la cour. Beautés et arts fleurissent. Tous les débordements sont permis, à l’instar de ces coiffures féminines agrémentées de savants chignons qui s’enroulent sur le haut de la tête. L’idéal féminin est alors celui de Yang Guifei, célèbre concubine de l’empereur Xuanzong. Ses formes rondes et généreuses évoquent une certaine luxure acceptée par une époque plus permissive. Mais c’est aussi Yang Guifei qui sera en partie responsable de la chute de la dynastie. L’empire ne résistera pas à sa fascination pour An Lushan, général sogdien…
Suite aux péripéties de la femme fatale tombeuse d’empire, la Chine connait quelques décennies mouvementées, le royaume se fracture et s’effrite, image récurrente de l’histoire. En 960, les Song reconquièrent le pays et le réunifient. La nouvelle dynastie marque alors un retour à une certaine forme d’orthodoxie. On réorganise le mandarinat. Le néo-confucianisme affirme à nouveau sa vision pyramidale de la société. La femme se retrouve figée dans son rôle. L’épisode Yang Guifei est définitivement clos. La Chine se recentre sur elle-même. Des codes sociaux plus rigides reprennent le dessus. Les femmes n’ont pas à faire l’histoire, surtout, elles se doivent de rester en retrait. C’est dans ce climat frileux, dans l’interstice des deux dynasties les plus rayonnantes de l’empire qu’apparaitra la légende* venant justifier une pratique révélatrice du nouveau rôle dévolu à la femme, marquant définitivement son déclin économique et politique.
*On conte que le poète et souverain Li Yu (937-968) désirant contempler l’une de ses épouses favorites, Yao-niang, en train de danser sur une grande fleur de lotus artificielle, imagina de lui transformer les pieds « en croissant de lune » et pour cela, lui rapprocha les orteils vers le talon (os calcaneum), serrant le tout vigoureusement dans des bandes d’étoffe. Il voulait ainsi retrouver l’image de la nouvelle lune dont les deux cornes pointent dans le ciel. Beaucoup plus tard, des chercheurs se penchant sur les premiers petits pas des chinoises y virent une version précoce du ballet ou de la danse sur pointe. Traditionnellement, Yao-niang est représentée en train d’enrouler des bandes autour de ses pieds. Une autre légende évoque une femme-renarde, Ta Chi, qui ayant gardé ses griffes lors de sa transformation, les enroula dans des bandes d’étoffe afin de les dissimuler. Enfin, on parle aussi d’une impératrice aux pieds-bots, qui, jalouse de la beauté des femmes, obligea l’empereur à prendre des mesures pour que dans le royaume, toutes les femmes aient les pieds bandés.
Une singularité chinoise

Ce déclin du statut de la femme va s’enraciner profondément dans une relecture chinoise de la « maîtresse du yin » et progressivement, la pratique des pieds bandés va se généraliser, devenant synonyme du devenir féminin, forme rituelle du passage à l’âge adulte où la femme n’est alors totalement revêtue de son statut de femme qu’à l’instant où elle est mutilée. Sans pieds bandés, pas de considération, pas de mariage, pas de descendance, pas de culte des ancêtres, pas de famille. La femme n’existe plus. Tous les ciments de la société chinoise vont ainsi se lier contre une femme-victime. Au moment du choix des fiançailles, c’est la petite chaussure qui est envoyée au futur mari comme gage de la conformité de la promise à son statut d’épouse de l’ombre. Et chacun de la jauger, de l’admirer, d’en vérifier la taille. Trois pouces[1] pour deux « lotus dorés », sept centimètres à peine de semelles et tissus brodés.
Sans pieds bandés, point de salut. Les femmes en seront vite conscientes, au point que l’écrivain Tao Tsong-yi affirmait dès l’époque des Yuan (1277-1367) : « Si la coutume n’était pas encore universellement observée avant les ères Hsining (1068-1077) et Yuan-fen (1078-1085) de la dynastie Song, de mon temps, les dames se seraient estimées déshonorées de n’avoir pas les pieds bandés. » Autre preuve que cette pratique restera toujours extrêmement liée à une certaine conception du monde très chinoise, elle ne passera pas les frontières de l’empire et jamais ni les ethnies, pourtant nombreuses, ni les dynasties étrangères ne l’adopteront. Au contraire, certaines tenteront même de supprimer une coutume jugée barbare mais pris sous l’influence du phénomène de mode, certaines femmes de cour s’y essaieront sans que cela dépasse cependant un univers purement esthétique et frivole.
Ainsi, à l’époque des Qing (1368-1644), alors que la dynastie mandchoue interdit à ses femmes de céder à cette pratique jugée barbare afin de garder pure la ligne de succession impériale, les coquettes mandchous prirent le parti de s’affubler de socques de bois, au talon central censé représenté le petit pied afin de garder l’illusion esthétique. Bien plus tard, en 1840, le père Huc écrit : « Les femmes chinoises, riches comme pauvres, celles des villes et des campagnes, sont toutes estropiées… Tous les habitants du Céleste Empire raffolent des petits pieds des femmes. Les filles qui dans leur enfance ne les ont pas serrés trouvent difficilement à se marier. »
Le petit pied : une vision esthétique du monde

La peinture est faite de vide et de plein. De même, la beauté est faite de ce qui s’offre et de ce qui se retient. La fonction du vide est à l’origine de tout. Dans le Dao De Jing (Livre de La Voie et la Vertu), Lao Tsi l’exprime en quelques mots : « Bien que trente rayons convergent au moyeu, c’est le vide médian qui fait marcher le char. L’argile est employée à façonner les vases, mais c’est du vide interne qui dépend leur usage. Il n’est chambre où ne soient percées porte et fenêtre, car c’est le vide encore qui permet l’habitat. L’être a des aptitudes que le non-être emploie ». La fonction du caché devint objet de nouveaux mythes. Le vide devient non-dit. Le pied s’oublie.
La souffrance, pourtant bien réelle, fut niée par les poètes qui comparent alors la démarche de ces femmes mutilées à « l’oscillation des fleurs sous la brise ». Le corps, reproduction du monde, oublie sa chair pour devenir image. A nouveau, on pense à ces jardins chinois, à ces bonsaïs torturés, à ces pierres déplacées pour reproduire la vision humaine d’une nature déjà contrôlée par l’homme. Le même principe d’une nature refaite à l’image de l’homme s’appliqua aux femmes dont les formes furent remodelées pour plaire à leurs bourreaux.
Dans la cosmologie chinoise, le Yin et le Yang se répondent et s’interpénètrent. Le principe Yang rassemble des notions telles l’homme, le soleil, l’adret, le positif. Le principe Yin contient la femme, la lune, l’ubac, le négatif. Ainsi, chaque élément s’organise et pénètre un système complexe où la femme est le versant sombre de l’homme. Dans la société, l’homme agira ouvertement, prendra part aux affaires de l’état, s’exposera à la vue de ses semblables afin d’affirmer ce rôle de soleil qui brille et dont les rayons doivent toucher ceux qui le côtoient. La femme apprendra à agir en retrait, derrière le rideau, rôle effacé et néanmoins fondamentale, elle sera celle qui décide souvent, mais dans l’ombre, tel que son statut l’implique. De par ses pieds bandés, handicap physique, le rôle rentrera dans les chairs. Trop ambitieuse, elle devenait dangereuse. Une fois mutilée, elle retrouve sa place, indispensable mais dans le cadre.
Un fantasme sexuel

Le fond discret d’un innocent sucrier, l’arrière d’un porte-manteau, la semelle d’une petite chaussure offerte au moment du mariage, tout pouvait se muer en manuel descriptif remplaçant les non-dits. Ces objets de l’amour, on en retrouve encore aujourd’hui chez les collectionneurs. Ils rejoignent toutes ces représentations artistiques, gravures érotiques anciennes, estampes, manuels décatis qui nous livrent l’intimité de la chambre à coucher. On y découvre les amants entièrement nus à l’exception des petits pieds des jeunes femmes qui ont gardé leurs petits chaussons. Certaines reproductions peuvent montrer tout le détail de l’anatomie féminine mais jamais ne dévoileront le secret du lotus doré, confirmant là le tabou qui régnait alors sur cette partie du corps.
D’après Etiemble : « Plutôt qu’un tabou absolu, ce port du bottillon pendant l’étreinte ne nous signifie-t-il pas simplement que la laideur du pied-bot nu, et surtout son odeur, commandent cette précaution. » Ce qui est sûr, c’est que l’interdit nourrit le fantasme. Le pied joua même un grand rôle dans la séduction amoureuse. Un amant épris voulant séduire sa belle lui effleurait discrètement le bout de la chaussure. Si cette dernière ne marquait aucune résistance, il se sentait alors encourager à poursuivre ses avances. Par contre, il était totalement inconvenant de toucher les pieds d’une femme hors du contexte amoureux.
Blessure de l’âme ou simple perversion ?

Dans les maisons de plaisir, courtisanes et filles-fleurs apprirent également à jouer d’un attribut devenu appareil de séduction, à utiliser toute la subtilité de l’inapparent. Objet transitionnel du désir, le petit chausson brodé cachant le pied-bot devint le centre de joutes ludiques. Les hommes prenaient un plaisir lubrique à y boire de l’alcool, allant jusqu’à se masturber devant des petites chaussures. S’en suivra tout un fétichisme. Le vol des petits chaussons était assez commun. Dans les campagnes, certains tentaient d’acquérir celles des femmes qu’ils convoitaient au point que dans le nord du pays, elles en soient parfois réduites à coudre leurs chaussettes quand elles avaient à sortir.
Réjouissances et divertissements allèrent même jusqu’à la perversion, l’homme prenant du plaisir à tenir dans ses mains l’objet de longues souffrances. Dominateur, il se voyait là confirmer dans son rôle de mâle, allant jusqu’à jouir en accomplissant les actes les plus barbares. Certains rapportent le cas de femmes obligées de danser les pieds débandés, d’autres se délectaient de leur odeur fétides… Robert Van Gulik s’est même demandé si, au-delà de toutes les explications que l’on pu trouver, tout ce folklore du pied et de son petit chausson ne demande pas un examen psychanalytique, peut-être sous l’angle du fétichisme de la chaussure.
La fantaisie de milliers de chaussons
Des chaussures, il en existe de toutes sortes. Aujourd’hui, les passionnés se les arrachent. A Shanghai, le musée privé de Yang Shao Rong leur est entièrement consacré avec notamment plus de mille petits chaussons. La plus ancienne paire date de l’époque des Song du Nord. Intarissable, il peut passer des heures à parler de sa collection, décodant la moindre broderie, faisant revivre les heures solitaires de ces jeunes filles qui passaient parfois des mois à coudre tous les symboles de l’espoir sur petits chaussons et jambières. Elles se jouaient alors des homonymes de la langue chinoise, associant un symbole à un sentiment ou une représentation à une idée. Ainsi, sur un minuscule bottillon, on reconnait les cinq chauves-souris qui expriment le bonheur, une fleur de lotus, la pureté, une pêche, la longévité. Sur un autre, une araignée descend de sa toile afin de ramener le bonheur sur terre ou un pinceau évoque les lettrés et dessine déjà un espoir de promotion pour un époux fonctionnaire.
Mais au-delà des symboles, de la finesse des broderies, il y a les chaussures pour l’été, plus fines et ouvertes en grillage de tissu au niveau de la semelle (pour l’aération) ; celles rembourrées de l’hiver, fermées par une boucle de cuivre. Il y a les chaussures de cuir pour la pluie et celles à crampons pour la neige. Certaines ont même des talons rehaussés qui abritent un petit tiroir, les belles y cachaient de la poudre parfumée. Ainsi, en marchant, elles dégageaient des effluves envoûtantes. Enfin, il y a les chaussures des prostituées, dont les talons blancs montent sur la cheville ; celles des actrices d’opéra, toutes de bois, frappant le sol ; celles sans talon, réservées au foyer ; celles que l’on portait pour les funérailles ; les rouges en soie pour le mariage ; les minuscules que l’on amenait en offrande au bouddha pour demander un fils ; les socques mandchou et enfin, l’ultime paire qui vous accompagnez dans la tombe, définitivement…
Une mutilation incontournable
Mais en quoi consistait exactement l’opération visant à réduire la taille du pied ? Il faut rappeler que l’objectif était d’atteindre la taille des trois pouces. De fait, les fillettes restaient insouciantes jusqu’à l’âge de six ans. A ce moment là, on choisissait un jour faste, sous la protection de la déesse Guanyin que l’on était allé prier au temple. L’hiver était la meilleure saison car le froid aidait alors le pied à s’engourdir, évitant à l’enfant des souffrances trop vives. Le premier jour du bandage était l’occasion d’une grande cérémonie familiale. L’opération était souvent menée par une femme expérimentée afin d’éviter à la mère de subir les cris de douleur de sa fille. On passait d’abord les pieds dans l’eau bouillante pour assouplir la peau. Certains y ajoutaient des herbes et autres plantes médicinales de leur connaissance ayant pour vertu d’aider le pied à se détendre. Chaque province avait sa propre technique, chaque famille ses petits secrets.

D’après J.J Matignon, médecin attaché à la légation et à l’hôpital français de Pékin au début du siècle : « Cette mutilation pouvait entraîner la mort (un cas sur dix disait-on…) et surtout, des complications : troubles vasculaires, gangrènes, ulcérations. Il n’y avait pas d’arrêt total du développement du pied mais plutôt perversion. » La jambe devenait une sorte de long fuseau droit au mollet escamoté, le pied, sorte de cheville hypertrophiée, évoquait un sabot de cheval ou une fleur de lys renversée. Au lieu de se développer à plat, les osselets du pied (calcanéum-scaphoïde-cuboïde-métatarsiens-orteils) étaient forcés par des bandages et ramenés en arc de cercle, ce qui raccourcissait le pied de moitié. Dans certaines régions de Chine, on retirait le scaphoïde lorsqu’il perçait ou faisait saillie.
Un test pour mesurer la fissure dans le pied se faisait avec une pièce de monnaie qui devait rentrer perpendiculairement dans la pliure. Si la pièce rentrait juste bien, on estimait que l’opération était un succès. Finalement, un pied bandé parfait devait apparaître comme une extension de la jambe plutôt qu’un angle. La souffrance des jeunes filles étaient terribles les premières années, les cantonnant à l’intérieur des maisons. Progressivement, elles réapprenaient à marcher et vivre avec leurs pieds-bots. Les historiens s’opposent toutefois sur les conséquences d’une telle mutilation. Le père Huc prétend avoir observé des femmes des journées entières qui, sans douleur ni fatigue, jouaient au volant en le frappant de leur brodequin ou bottines… le rire sur le visage. Au contraire, Robert Van Gulik écrit : « Les femmes perdirent tout espèce de goût pour la danse, l’escrime, et autres exercices physiques dont elles avaient fait grand cas auparavant. »
Le combat des femmes
Au-delà de toutes les femmes qui ont souffert, il y a toutes celles qui se sont battues pour l’abolition d’une pratique mutilante. Au siècle dernier toutefois, les missionnaires européens osaient à peine dénoncer un usage qui servait leurs intérêts. Rome n’avait-elle pas décrété qu’il n’était point urgent de le contrarier directement, la prohibition des petits pieds chez les femmes chrétiennes devenant un nouvel obstacle à la conversion des infidèles. L’influence des concessions étrangères fut un premier pas vers une prise de conscience des femmes chinoises. Ces européennes qui ne se bandaient pas les pieds représentaient de par leur élégance un attrait certain sur les rares femmes de l’empire qui pouvaient fréquenter ce monde. Ainsi, les quelques courtisanes amenées à côtoyer les étrangères furent aussi les premières à lutter contre cette pratique et osèrent parfois s’afficher sans les lotus dorés.

Dans certaines régions, des techniques de bandage lâches se mirent peu à peu en place. Les femmes purent progressivement retravailler aux champs. Mais, les provinces plus éloignées restèrent longtemps hermétiques au changement. Pauvres, rurales, tenues par des satrapes autoritaires, elles n’absorbèrent que très doucement ces idées révolutionnaires venant rompre les gestes accomplis depuis des siècles. Les résistances campagnardes et le désordre politique d’une Chine soumis aux Seigneurs de la Guerre contribuèrent aussi à leurs isolements. Pourtant, la montée en puissance des communistes et les discours égalitaires sur la femme firent aussi progressivement leur chemin. Les intellectuelles des bases rouges du Shaanxi défendaient une femme forte, égale de l’homme, et définitivement émancipée. En 1949, l’avènement des communistes leur donna raison. Le bandage des pieds des fillettes fut définitivement aboli. Dix siècles de tortures prirent fin pour la femme chinoise.
La province du Yunnan : dernier bastion des femmes aux pieds bandés
A Liuyi, petit village du Yunnan perdu aux confins de la Chine du sud-ouest, les femmes continuèrent à bander les pieds des fillettes bien après l’abolition de cette coutume. L’éloignement de la province et le peu de voies de communications existant alors explique sûrement ce fait mais, en 1950 encore, on rencontre des cas de femmes bandant les pieds de leur fille. Aujourd’hui, ce petit village de deux milles âmes compte toujours quelques de septuagénaires aux pieds bandées. Ces femmes, au destin peu commun, se sont réunies au sein d’une association sportive et pratiquent matin et soir gymnastique et jeux de boules. On croise encore plusieurs « Liuyi » au Yunnan mais ce village est le plus représentatif d’un fragment de l’histoire de Chine qui n’intéressera bientôt plus que sociologues et collectionneurs.
Geneviève Clastres
Journaliste/Interprète sinisante – Site Web
[1] Un pouce = 2,54 cm (un pied = 30,5 cm ou 12 pouces








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